Une première : un cirque français interdit les spectacles d'animaux

Il a même trouvé une parade très élégante pour ne plus avoir à utiliser des animaux sauvages dans ses représentations.
Un patron de cirque prend les devants et interdit les animaux sous son chapiteau

Le débat est entré dans la vie sociale et politique il y a maintenant quelques années, lorsque des révélations ont été faites sur le sort des animaux utilisés dans les cirques. Depuis, la question a pris une dimension indissociable des cirques, au point d’en faire parfois un élément clé de leur succès. Effectivement, nombre de spectateurs restent hostiles à l’utilisation d’animaux sauvages dans les représentations. Aux Etats-Unis, les spectacles de ce type sont d’ores et déjà interdits. L’Italie a suivi le mouvement, accompagnée ensuite par l’Ecosse. En France, seule la ville de Rennes s’est positionnée. En tout, ce sont 13 pays européens qui ont légiféré contre l’exploitation d’animaux dans les cirques, et près d’une cinquantaine dans le monde.

En France, un cirque s’est distingué au début de l’année 2018, en s’engageant sur une résolution force : il s’agit du Cirque Phénix. Il est le premier en France à renoncer aux spectacles d’animaux, sous l’impulsions de son président, Alain Pacherie, 72 ans. S’il avait déjà limité l’utilisation de ceux-ci depuis 2002, il s’agit là d’une mesure inédite dans l’Hexagone, et un signal fort envoyé à ses confrères, illustres ou pas.

Un patron de cirque prend les devants et interdit les animaux sous son chapiteau

"Le spectacle était méga top !", clament les enfants

 

Mais pas question pour autant d’éliminer la magie inspirée par les animaux dans le cirque ! En effet, Alain Pacherie a choisi une alternative pour le moins originale, et qui offre une nouvelle profondeur à ses spectacles. En effet, les animaux sont désormais remplacés par… des marionnettes ! Ou des humains déguisés. Mais aucune chance de voir un fauve, un chimpanzé, un chien, un chat ou un éléphant au Cirque Phénix. Et c’est tant mieux. Mais si cette décision fait date et reste très courageuse, elle n’est pas sans difficultés pour le patron, qui s’en explique.

"Pour les parents, emmener les gamins voir les fauves, c'est un souvenir et une saveur d'enfance. Il faut former le public. J'ai mis un peu de temps à trouver mon nouveau modèle, y compris commercial, reconnaît Alain PacherieMa plus grande joie, finalement, ce sont par exemple ces gamins du centre aéré qui, à l'entrée, demandent s'il y aura des animaux, ont l'air un peu déçus, et qui vous disent à la fin, que le spectacle était méga top."

Espérons maintenant que ce modèle saura s’exporter à d’autres grands cirques, pour que l’exploitation animale dans les cirques soit réduite, ou complètement éliminée.

Un patron de cirque prend les devants et interdit les animaux sous son chapiteau

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